Devenir prof de yoga et de reiki

Introduction

Je suis super heureuse de te retrouver pour un nouvel article, mais d’autant plus sachant que celui-ci est la première des interviews que je publie. Yayyy ! Je te souhaite donc officiellement la bienvenue sur cette partie de mon site, qui, je l’espère, va te plaire.

Pour ce faire, je te présente Isabelle. Elle est professeure de yoga et pratique aussi, depuis peu, le reiki. C’est également la première personne à m’avoir donné un cours de yoga, c’est donc tout naturellement que j’ai voulu l’inviter afin qu’elle me raconte son histoire.

Prêt-e ? C’est parti, je t’emmène avec moi découvrir sa définition du yoga, comment elle s’est formée, quels bienfaits elle en retire, comment tout a débuté et où elle en est maintenant. (Et bien d’autres choses, mais si tu veux le savoir, tu devras lire l’article en entier :))

Sa relation avec le yoga

Que représente le yoga pour toi ?

Isabelle : La passion du yoga m’est venue tout de suite.

J’ai toujours été attirée par la spiritualité, d’ailleurs je me rappelle d’une fois au supermarché où, à douze ans, j’avais demandé à mes parents de m’acheter un livre du dalaï lama. Déjà petite, je me questionnais.

J’étais une enfant hypersensible, très angoissée, et cette situation a longtemps continué dans ma vie d’adulte. Cela se traduisait notamment par des problèmes de dos récurrents.

Il y a une définition que j’ai reçue durant ma formation qui m’est particulièrement restée en tête :

Le yoga est un point de vue sur le monde.

Ce que j’aime dans cette définition, c’est que ce n’est rien de plus qu’un point de vue. Tu es libre d’en changer ou d’insérer des éléments d’un autre point de vue pour que ce soit le plus parlant possible pour toi.

Selon moi, le yoga n’est pas un sport, car il n’y a pas de notion de performance. Alors oui, ça fait plaisir de réaliser de belles postures, mais il n’y a pas de compétition.

A titre d’exemple, on peut citer que jamais je n’enseignerais le Power yoga ; j’ai tout de même suivi un cours pour me faire ma propre idée, mais je trouve que ça dénature la pratique du yoga.

Le fait que ces sortes de yoga modernes aient vu le jour n’est cependant pas mauvais, car elles l’ont démocratisé, ont augmenté la visibilité de cette discipline jusqu’à pousser des personnes qui ne s’y seraient jamais intéressées à la pratiquer. Le « danger » de ces variantes peut être dans ce qu’ils se détachent réellement de l’origine du yoga : je me souviens d’un cours de Hot Yoga dans lequel l’enseignant expliquait à ses élèves que c’était normal qu’ils souffrent. Ce n’est vraiment pas la vision que j’ai de cette activité.

Pour moi, le yoga est sacré. Par exemple, jamais ça ne me viendrait à l’idée de me filmer et de poster ma séance sur les réseaux sociaux. Il s’agit pour moi d’une sorte de rituel, d’un moment que je chéris particulièrement.

Comme je l’ai dit un peu plus haut, je ne conçois pas le yoga comme un sport ; lorsque je pratique, j’essaie d’écouter mon corps au maximum. Le sport relève d’une autre dimension : si je cours, je sais que je dois me dépasser, sinon je m’arrêterais après dix minutes.

Si tu es attentif-ve à ton propre corps, tu seras toujours juste.

Qu’est-ce que le yoga t’apporte ?

Au début, ça m’a surtout apporté la santé au niveau physique, mon corps, en particulier mon dos, se sont réparés. Cela faisait des années que j’allais de médecin en médecin, et mon physio avait fini par jeter l’éponge. « vous êtes un cas désespéré », m’a-t-on expliqué. A vingt-cinq ans, j’étais incapable de dormir sur le ventre à cause de la douleur.

Très rapidement après avoir commencé le yoga,  je me suis sentie revivre.

La philosophie liée au yoga m’a aussi beaucoup parlé. Pendant longtemps, j’avais tenté de soigner mon anxiété avec l’aide de psys. Avec le yoga, tout était simple – tu ne veux plus être angoissée ? Alors décide de ne plus l’être.

Entendre ça, ça a vraiment changé ma vision de la vie. Pour la première fois, on me disait que la cause de mon mal-être n’était pas importante, et que je devais me concentrer sur ma guérison et le présent. C’était révolutionnaire.

Le principal changement dans ma vie peut être résumé par plus de liberté. Le yoga a été ma porte d’entrée vers le monde spirituel. Il m’apporte de la confiance et de la joie.

De manière plus générale, je pense que le yoga a des bienfaits pour n’importe qui. Il n’y a pas un type particulier de personnes qui seraient faites pour pratiquer ou enseigner le yoga, car chacun peut en retirer des avantages. Si une personne est trop dynamique, la pratique va lui apprendre à se calmer, etc.

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Comment devenir prof de yoga ? A quoi ressemble le quotidien d'une prof de yoga et de reiki ? Quelles formations faut-il suivre ?

Le yoga comme métier

Pourquoi t’es-tu lancée là-dedans ?

Mon hypersensibilité est le point de départ qui m’a amenée à faire tout ceci.

Je me suis habituée à vivre avec depuis que je suis petite, mais c’est uniquement lorsque j’ai commencé à m’intéresser au yoga que j’ai réellement ouvert les yeux. Ce qui était une fragilité est devenu ma force.

J’ai compris que je devais mettre ce don au service des autres. Jusque-là, ce n’était pas possible, car j’étais facilement submergée par toutes les émotions que je ressentais. Désormais, je me contrôle plus, même s’il m’arrive de céder bien sûr. Par exemple lorsque j’ai débuté mon activité de reiki, mon corps s’est senti surchargé au point d’en être malade.

Je crois en une sorte « d’intelligence cosmique », de bienveillance universelle. Nous, les humains, nous faisons partie de la nature, et, à l’image des fleurs et des arbres qui s’entraident, nous nous devons de faire de même.

C’est pour ça que j’ai décidé de me lancer dans ce type de carrière.

Quel était ton projet de vie ?

J’ai poussé la porte d’un centre de yoga à Genève en 2005. A l’époque, je suivais une formation pour devenir éducatrice sociale.

A la base, je n’avais pas du tout ce projet de vie. En 2005, le yoga était moins connu, pour certains il s’agissait même d’une secte. Dans le quartier où j’ai donné mes premiers cours, je faisais partie des pionniers.  A l’époque, mes parents n’avaient aucune idée de ce que c’était.

Dans ma famille, tout le monde a toujours exercé un métier « normal », de bureau. Devenir travailleuse sociale, c’était déjà un peu original pour mon entourage. Je suis plus spirituelle que rationnelle et ma voie, c’est de pratiquer le yoga et le reiki.

En réalité, je ne me suis pas trop renseignée avant de rentrer dans le centre.

J’ai très vite accroché avec le yoga. C’était la première fois qu’une activité me passionnait autant, et pourtant, petite, j’ai essayé énormément de sports.

Dès le début, j’ai suivi trois à cinq cours par semaine, chacun d’une heure trente.

Comment as-tu débuté en tant que prof ?

Le centre dans lequel je suivais des cours avait des ashrams un peu partout dans le monde.

(Juste une petite note pour que tu ne sois pas perdu-e, cher-e lecteur-trice : Un ashram est un lieu de yoga que l’on peut associer à un monastère. En général, on n’y consomme ni viande, ni alcool, ni tabac, ni drogues. Les journées sont vraiment réglées sur la pratique du yoga, de la méditation, et des chants de mantra.)

J’ai d’abord fait un premier séjour de deux semaines, puis j’ai pris part à une formation d’un mois. Ça a été une expérience capitale pour ma pratique. J’en suis sortie transformée.

En toute honnêteté, tout s’est fait facilement pour moi. J’ai directement eu une opportunité d’enseigner, puis de nouveau lorsque j’ai déménagé à Lausanne. Pour moi, c’est le signe que je suis à ma place.

Au début, je donnais des cours en tant qu’indépendante, et ça a tellement bien marché que j’ai dû refuser des inscriptions. A ce moment-là, je me suis aperçue que je n’étais pas bien formée, car je ne savais pas quoi proposer aux personnes souffrant de handicap ou de douleurs.

J’ai donc décidé de démarrer une seconde formation en septembre 2005. Elle m’a donné mon diplôme de yoga suisse après quatre ans de formation, à raison d’un weekend par mois.

Ou en es-tu dans ta carrière ?

J’exerce à mi-temps la profession d’éducatrice sociale avec des enfants ayant des troubles du comportement. Le reste du temps, je dispense des cours de yoga et j’ai récemment commencé des soins de reiki.

J’ai donc un statut d’activité indépendante accessoire, car je suis à la fois salariée pour mon travail à mi-temps, employée par Le Jardin du Yoga et indépendante car j’organise des stages et gère un cours de Yoga pour enfants.

Je ne suis pas attirée par l’idée d’avoir ma propre salle. Je l’ai été, un jour, bien sûr, mais je me suis vite rendue compte que ce n’était pas ce à quoi j’aspirais. Si je deviens gérante, une bonne partie de mon temps serait consacré à répondre à des mails ou à remplir de la paperasse. En plus, je ne veux pas m’imposer une pression à faire du chiffre sur ma pratique du yoga.

Maintenant, mon objectif est de développer le soin énergétique (reiki). Je compte démissionner prochainement de mon travail social pour pouvoir me concentrer pleinement sur ma passion.

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Un cours de yoga donné par Isabelle au Jardin du Yoga

Est-ce un métier facile ?

Je pense que c’est possible de directement devenir prof de yoga à 100 %, mais cela dépend beaucoup de ta situation familiale et sociale. Par exemple, si tu as un mari qui ramène un salaire fixe, tu peux plus sereinement te lancer dans ton activité que si tu habites seul-e et que tu dois payer ton loyer tous les mois.

Dans ce genre de profession, il y a toujours des mois plus creux, car pendant les grandes vacances, on donne moins de cours de yoga. Moins de clients signifie moins de revenus, alors il faut être préparé-e à faire face.

Être enseignant de yoga, ce n’est pas un métier sécuritaire.

D’ailleurs, il existe des risques concernant ce type de métier. Quelques articles sont parus ces derniers mois sur le burnout des enseignants de yoga.

Il y avait notamment une prof parisienne qui décrivait qu’elle pensait trouver son équilibre en enseignant cette pratique, mais la réalité s’est révélée tout autre : elle courait d’un centre à l’autre pour donner ses cours, car il faut beaucoup d’heures pour réussir à en sortir un salaire décent.

C’est pour ça que j’ai mis longtemps à me convaincre de renoncer à la sécurité de mon salaire d’employée. Pour l’instant, je ne vis pas encore avec ce couteau sous la gorge, mais j’essaie de me préparer au mieux.

Le reiki

Comment définis-tu le reiki ?

Le reiki est une technique de soin énergétique par imposition des mains. C’est un travail sur les chakras. Le praticien de Reiki travaille aussi avec des symboles.

Comme avec ma pratique de yoga, je fonctionne beaucoup au ressenti et à l’intuition.

Lorsque je réalise un soin, je reçois des informations sur mon patient, que j’utilise pour l’aider. Ce n’est pas mon énergie que je donne, mais celle présente dans l’univers ; on peut me comparer à un outil, une sorte de canal pour que l’énergie puisse venir guérir la personne.

Comment en es-tu venue au reiki ?

Comme je l’ai déjà mentionné, je suis hypersensible. J’ai donc des intuitions qui se vérifient. Lorsque ma grand-mère est décédée, ces phénomènes se sont multipliés.

J’ai pris la décision d’aller consulter une médium. Celle-ci m’a dit que j’avais un don dans les mains et que je devais l’utiliser pour soigner.

Je connaissais le reiki, mais uniquement en tant que patiente. Je n’avais jamais pensé apprendre cet art, même si je me doutais que je devais faire quelque chose avec mes « dons ».

Après ça, la praticienne chez qui j’allais me soigner a ouvert une formation, que j’ai suivie.

Et me voilà !

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Comment devenir prof de yoga ? A quoi ressemble le quotidien d'une prof de yoga et de reiki ? Quelles formations faut-il suivre ?

A quoi ressemble une séance de reiki typique ?

Je commence par une petite discussion avec mon ou ma cliente, pour savoir ce qui l’amène. C’est aussi intéressant de savoir qui le patient a consulté avant de venir me voir. Ensuite, je commence le soin. Je n’ai pas besoin de savoir beaucoup de choses sur la personne pour pouvoir la soigner (si quelqu’un n’a pas envie de parler de ses problèmes, je ne vais pas le ou la forcer).

La personne est allongée sur une table de massage et je place mes mains en dessus de ses chakras et sur d’autres zones du corps si cela est nécessaire.

Conclusion

Voilà pour cette immersion dans le quotidien d’isabelle, enseignante de yoga et de reiki !

Si tu es intéressé-e par le yoga, tu peux découvrir mon article « Pourquoi faire du yoga et lequel choisir« .

Je voulais vraiment te donner la possibilité de te représenter le quotidien de quelqu’un ayant fait de sa passion son métier, c’est maintenant chose faite.

En plus, si tu réfléchis toi-même à te lancer dans cette voie et que tu habites en suisse, tu as pu glaner quelques idées de formation / par où commencer ton projet.

J’espère que ce nouveau format t’a plu, comme il s’agit de la première interview de ce blog, n’hésites pas à me donner ton avis ou à me donner des idées d’amélioration, je suis toute ouïe.

J’ai une dernière chose à te proposer : si tu habites en suisse romande, tu peux tout à fait contacter Isabelle, que ce soit pour un cours ou un soin !

Infos de contact : Isabelle Cerino, isa@pifpaf.ch .

 P.S : Sois un rayon de soleil

Dis-moi en commentaire ce que tu en penses et si tu envisages te lancer dans ce type de métier un jour !

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