Etre performante au travail : attention à la performance toxique

Tout le monde veut savoir comment être plus performant ou performante au travail, que ce soit pour obtenir une promotion, être bien vu de ses supérieurs ou se sentir accompli. Seulement, personne ne s’arrête pour se demander quel est le prix à payer pour cette course à la performance et à la perfection.

Après la productivité toxique, et l’amitié toxique, je te présente (roulement de tambours…) la performance toxique ! Oui, je sais, c’est un peu dramatique dit comme ça. Pas d’inquiétude cependant, parce que comme pour la productivité, ce terme veut simplement dire que si tu en fais trop, ce n’est pas bon pour toi. c’est comme pour tout, il faut arriver à trouver un juste milieu.

Le problème, c’est que ce milieu, il est difficile à trouver quand la société dans laquelle nous vivons acclame la course à la performance.

Psst ! Cet article a d’abord été conçu en tant que vidéo pour ma chaine YouTube. La bonne nouvelle, c’est que tu peux choisir entre lire cet article ou regarder la vidéo :

Qu’est-ce que c’est, la performance ?

Il existe plusieurs définitions de la performance, je t’en ai donc choisi quelques-unes :

  1. Exploit ou réussite remarquable en un domaine quelconque : Faire un tel travail en si peu de temps, c’est une véritable performance.
  2. Résultat obtenu dans un domaine précis par quelqu’un, une machine, un véhicule (souvent pluriel) : Améliorer ses performances.
  3. Résultat obtenu dans l’exécution d’une tâche.

Le culte de la performance

Et si pour moi, la performance est un sujet qui revient souvent dans ma vie, ce n’est pas pour rien. Notre société est obnubilée par le fait de performer, de toujours faire mieux chaque jour.

Le livre « le culte de la performance » d’Alain Ehrenberg, qui s’intéresse à la performance notamment sous l’angle sportif, illustre bien le sujet :

« Vogue du sport, médiatisation de l’entreprise, explosion de l’aventure, glorification de la réussite sociale et apologie de la consommation : en une dizaine d’années, la société française s’est convertie au culte de la performance. »

En réalité ce n’est pas du tout un phénomène que français et ça ne vient pas non plus que de moi. C’est un phénomène global; on le voit par exemple avec les vagues de vidéos « study with me » ou en français « étudies avec moi » : des étudiants qui tourne des vidéos de plus en plus longues qui peuvent durer des dizaines d’heures, des étudiants qui prennent de l’Adderall – une médication donnée aux hyperactifs – , une hausse des personnes en burnout, la création de nouveaux standards professionnels plus difficile à atteindre comme le fait d’être d’accord de travailler le week end ou encore de mettre son job au premier plan dans sa vie.

Et je participe à ce phénomène (enfin, sauf prendre des drogues qui ne me sont pas prescrites). Ce qui m’a donné l’idée de créer cette vidéo, c’est que je venais de finir ma journée de travail pour mon stage, et j’étais extrêmement fière parce que j’avais travaillé 11h ce jour-là. Pour un stage non payé donc.

Mon rapport à la performance

Ça fait quelques semaines que j’ai l’impression d’avoir un peu dévié de ma trajectoire sur ma chaine YouTube, par rapport au contenu que je propose, et je cherchais comment retourner vers des vidéos plus informationnelles et plus tournées vers le développement perso. Et là encore, je vouais d’abord courir après la performance avant de me poser et de décider qu’à la place. j’allais faire un truc complètement méta sur ce que je suis en train de vivre maintenant par rapport à mon rapport à la performance.

Fais partie des V.I.P de Jujubehappy (ou la Sunshine Family, comme tu préfères)! Il existe une bibliothèque virtuelle remplie de produits gratuits, juste pour toi. Dedans, tu peux y trouver et télécharger des checklists, worksheets, PDF, guides et autres trésors du développement personnel pour t’aider à gérer ton stress, apprendre à méditer, prendre soin de toi et bien plus encore ! Pour joindre la fête, c’est par ici 🙂 .

Comment la performance au travail est-elle devenue si importante, au point d’être une source de stress ?

Et la question que je me pose, c’est.. comment on en est arrivé là ? Enfin, c’est plus une question rhétorique puisque la réponse c’est évidemment le capitalisme et l’illusion de méritocratie dans laquelle nous vivons. Mais on ne va pas s’attarder là-dessus parce que je n’ai pas envie que cette vidéo me donne envie de me défenestrer. C’est une vidéo d’appel au changement ! Comment est-ce qu’on peut s’aider soi-même et comment moi je peux t’aider à sortir de cette roue de hamster d’auto destruction ?

C’est un cercle vicieux : le plus tu fais, le plus tu te dis que tu pourrais faire encore plus, mais après ta performance baisse, et c’est inacceptable parce que tu dois toujours faire plus et mieux si tu veux te construire la vie que tu souhaites. On ne peut pas agir sur le système sociétal, donc agissons sur ce qu’on contrôle : nous, nos émotions, nos actions et nos croyances.

Quelle croyance m’empêche de lâcher prise ?

La croyance au coeur de mon envie de faire toujours plus, c’est que si je ne passe pas tout mon temps à travailler, je ne vais pas mériter ce que j’ai, je ne vais pas obtenir ce que je veux, et je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même. Et tissé dans tout ça, il y a un sentiment de culpabilité qui s’active si je ne suis pas toujours en train de performer à mon maximum. Je dois toujours être à ma performance max ou au-dessus, sinon j’ai l’impression de rater.

Ce sentiment de culpabilité, il n’est pas non plus arrivé comme par magie dans ma vie. On nous répète depuis tout petits que le marché du travail est foutu, que c’est difficile de trouver un job et qu’il faut avoir le meilleur dossier. Bien sûr qu’on va avoir peur de l’avenir vu que la vie est plus compétitive que jamais !

Même si tout ça c’est des faits, ce sentiment de culpabilité, lui, n’a pas lieu d’être ! Oui, l’avenir est instable, mais le sentiment de culpabilité dépend de notre croyance limitante, et pas de ce fait – donc on peut travailler dessus.

Ce que je vais te dire là maintenant, il m’a fallu longtemps pour le comprendre et le croire : ma performance ne dépend pas que de moi. Ta performance ne dépend pas que de toi.

Il existe des critères qui sont nécessaires pour une performance optimale :

facteurs d'influence de la performance selon motowildo, extrait de la vidéo de jujubehappy sur les dangers de la performance toxique au travail

En règle générale, vouloir être performant, vouloir être fort dans ce que tu fais est plutôt un bon signe et une qualité. Déjà, c’est bien vu socialement. Sauf que la société dans laquelle on vit est loin d’être parfaite, donc on ne peut pas vraiment se baser là-dessus pour dire que tout est ok.

Etre accro à la performance, c’est finir par :

  • baser son estime de soi sur ses réussites, et si on n’atteint pas le même niveau c’est la catastrophe
  • obséder sur son travail et passer à côté d’autres expériences
  • développer plus d’anxiété car on est de plus en pus exigeant avec soi-même

Réussir, c’est addictif. Atteindre un nouveau record, c’est addictif. ça fait du bien, de se sentir accompli ! mais lorsque c’est un cercle vicieux, ou l’on veut toujours plus, ce n’est pas pérenne. Il est temps de sortir de cette roue de hamster qui ne s’arrête jamais.

Il y a plein de sentiments négatifs liés à la performance : faible estime de soi, avoir l’impression de ne jamais faire assez, avoir l’impression ne jamais être assez bien, culpabilité, sentiment constant de ne pas vivre dans le moment présent, stress pour le futur,…

Comment avoir un rapport à la performance plus sain ?

je veux transformer ces sentiments négatifs en positif. Et pour ça, il faut que je change ma vision sur la performance. Je veux avoir ce rush d’adrénaline quand je suis fière de ce que j’ai accompli mais je me passerais bien du reste.

La performance, c’est une résultante de pleins de critères différents. Ce n’est pas une courbe exponentielle à laquelle on doit se conforter, (toujours plus, toujours plus haut, toujours plus fort… Boyard) mais plutôt un voyage.

Au cours de ma vie, il y aura je l’espère plusieurs pics de performance, des belles réussites, mais dans le quotidien, la performance, elle ressemble plutôt à un chameau, avec des creux et des collines, des jours productifs et des jours où j’ai préféré me reposer. et ça, c’est ok. C’est normal que ta performance ressemble plus à un chameau qu’à l’Everest.

Merci de m’avoir lue jusqu’à la fin, j’espère que cet article t’a plu et que les prochains te plairont également, si c’est le cas pense à t’abonner – et dis-moi en commentaire si tu vois ta performance plutôt comme une flèche vers le ciel ou un chameau.

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